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| Antonio de La Gandara (1861-1917), Artiste peintre
parisien, dessinateur et pastelliste de talent sous la double influence
d'un père espagnol originaire du Mexique et d'une mère française
éduquée en Angleterre. En 1878, il est admis aux Beaux-Arts, alors que ses professeurs Gérôme et Cabanel devinaient en lui un Maître, rien ne laissait présager à quel point sa vie serait intimement liée aux intrigues et splendeurs de la Belle Époque. On le retrouve proche de Rodolphe Salis au Chat Noir et il contribua au Salon des Incohérents animé par Jules Jouy. C'est là qu'il fraternise avec Rivière, Goudeau, Steinlen, Caran d'Ache, Jean Moréas et Willette. |
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| La Vice-reine du
Mexique (cousine de l'artiste), la mère (avec une amie), le père
et les deux frères de l'artiste, Edouard et Manuel |
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L'artiste vers 1879 |
Il exposa, pour la première fois en 1882 au Salon et
une mention honorable lui est accordée dés 1884.
En 1885, c'est la rencontre avec le comte Robert de Montesquiou. Le mécène l'introduit auprès de ses amis comme la comtesse de Montebello dont il reproduit l'image gracieuse. Puis, c'est au tour de la baronne de Rothschild, de la comtesse Greffulhe, d'Anna de Noailles, de Marie d'Annunzio, et de Madame Gautreau, la fameuse Madame X. de Sargent. Tous s'intéressent à ce La Gandara et toutes s'accordent à le trouver beau. Pendant ce temps, Edouard de La Gandara, son frère, travaille sous le pseudonyme de Jean dara aux côtés de Sarah Bernhardt qu'il suit à Londres et aux USA. |
| Antonio côtoie Edmond de Goncourt dont il fréquente
le grenier, Anatole France, Albert Samain, Alphonse
Daudet, ...
L'artiste entretien également des relations avec certains de ses contemporains qui mènent une vie moins conventionnelle : Paul Verlaine, Jean Lorrain, Liane de Pougy et Colette. Il est également très proche des musiciens : Reynaldo Hahn, Saint-Saëns et Gabriel Fauré, ainsi que la Grande-duchesse de Mecklembourg, du prince de Polignac, de Leconte de Lisle, du prince de Sagan, de son ami Jean Carriès, de la danseuse Ida Rubinstein, de son élève Romaine Brooks, et nombre de célébrités de l'époque. |
Photo de l'album Félix Potin |
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Gravure pour l'album Mariani |
En 1900, l'artiste est glorifié, recherché en Europe et aux États-Unis, où il expose. Emile Verhaeren le dit influencé par Chardin et Whistler le compare à lui-même. Le Larousse d'octobre 1917 le rapproche de Zurbaran et de Vélasquez. D'autres croient reconnaître dans sa technique le reflet de son admiration pour Goya. William B. Denmore du Metropolitan Magazine, au contraire, insiste sur l'individualisme de son style. |
| Il se fait des ennemis parmi des rivaux jaloux ou, selon la
rumeur, des maris dépités. On le voit souvent en compagnie
de Polaire, de l'épouse de Gabriele d'Annunzio, de
Liane de Pougy, de la baronne Deslandes, ou d'Ida Rubinstein.
La Gazette des Beaux-Arts estime, en 1910, que " M. de La Gandara atteint cette année la perfection que son art peut donner ". Le Figaro Illustré et d'autres magazines lui font l'honneur de leur Une. La Buffalo Fine Arts Academy de New York le décrit comme l'un des peintres contemporains les plus recherchés. L'Écho de Paris qualifie son portrait d'Ida Rubinstein de rare et parfait. |
Reproduction pour le centenaire de la Sté Lefranc |
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Plaque commémorative 22 rue Monsieur Le Prince |
Arrive la guerre. Ses amis lui écrivent du front, racontant les horreurs des tranchées. La Gandara se montre généreux envers les uvres patriotiques. Le dernier jour de juin 1917, son ami André Rouveyre annonce à Diaghilev, Fokine, Karsavina, Picasso et Marcelle Meyer réunis, la mort du grand artiste. Surnommé le peintre gentilhomme, admiré des femmes pour sa beauté et de tous pour sa distinction, il repose au cimetière du Père-Lachaise. |
| On retient aujourd'hui ses remarquables portraits, de fascinantes vues de Paris et ses délicieuses natures mortes. Quelques uvres inhabituelles, comme trois Don Quichotte, La Belle et la Bête et des illustrations pour contes de fées. Mais aussi des lithographies d'une grande délicatesse qu'il produisit en 1895 et 1896 et qui attirèrent l'attention lors des expositions " Art Nouveau " chez Bing. Antonio de La Gandara illustra quelques ouvrages littéraires dont Les Danaïdes de Camille Mauclair et une rare édition des Chauves-Souris de Robert de Montesquiou. Plusieurs frontispices d'oeuvres littéraires sont ornées d'un portrait par La Gandara. | |
Photo d'époque de l'artiste |
Il exposa à Bruxelles, New York, Boston, Saragosse, Barcelone, Venise, Londres, Munich, Berlin, Dresde, où la critique internationale souligna les qualités du peintre. L'image de peintre mondain lui est restée bien qu'il ait réalisé de magnifiques panorama de jardins, de statues ainsi que de délicieuses naturesmortes et de délicates lithographies très recherchées. Il fut un témoin de son époque et un acteur exceptionnel. Edmond de Goncourt, Camille Mauclair, Gustave Kahn, Jean Lorrain, Marcel Proust, André Rouveyre, Apollinaire, le comte de Montesquiou, Henri de Régnier, Albert Samain, Colette, la comtesse de Noailles, Emile Verhaeren, José-Maria de Hérédia, le citent dans leurs uvres respectives. |
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